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vendredi 19 novembre 2010

Premier pas ...

Voici le premier chapitre de mon histoire :
Celle d'une jeune femme qui, n'ayant jamais eu de bonne entente avec sa famille, hormis son frère, va se réfugier auprès de la famille qu'elle s'est choisit : ses amis.
J'ai choisis ce thème parce qu'il me semble qu'on possède tous des liens avec certaines personnes qui ne sont  pas tout à fait de la fraternité, plus que de l'amitié et moins que de l'amour : nous entretenons tous des types de relations ambiguë qui n'appartiennent qu'à nous.
Si vous avez envie de lire de la grande littérature, passez votre chemin, mais si vous souhaiter simplement vous aèrer la tête continuer un peu de lire...
Je n'ais pas encore trouvé de titre... mais toutes suggestions à ce propos est là bienvenue. 
C'est parti !



Titre : Aucune idée pour l’instant

Récap des persos principaux : Anastasia Merlin, Katy Fleury, Victor Louage, Jules Ropartz, Bernard Auget, (Rose Delaporte), Robert Weiss, (Christa Pépin), Sébastien Clair, Alexandre Merlin.


Chapitre 1:


Famille : un petit mot simple de sept lettres qui définit un groupe de personne ayant un lien de parenté, la même descendance, vivant sous le même toit... etc. Mais parfois, mis à part l'ADN et le nom, qu'avons nous en commun avec ces gens là ? Dans mon cas, il s'agira plus particulièrement de deux personnes : mes parents.
Que se passe-t-il, si les individus dont vous êtes le croisement, ceux qui sont sensés vous chérir et vous protéger, ceux qui sont tenu de vous aider et de vous aimer , qu'advient-il de vous lorsqu'ils oublient de venir vous chercher à l'école parce qu'ils avaient une présentation très importante ? Lorsque vous n'avez personne à chercher du regard dans la foule à votre sixième gala de danse ? Lorsque le jour ou vous obtenez votre bac on vous répond : « Bravo, ma chérie. », avant de continuer sa conversation avec son patron au bout du fil ?
On peu essayer suivre la route que l'on cherche sans vraiment se retourner, ou bien choisir la facilité. J'ai souvent eu envie de prendre la seconde option. Mais heureusement pour moi j'avais depuis bien avant ma naissance quelque chose d'infiniment précieux sous mon toit. Sous-Famille : un plus long mot qui signifiant la subdivision d'une famille. Autrement dit, mon grand frère était ma famille et vise vers ça. Alexandre m'a souvent rattraper lorsque je me laissais aller. Comme ce jour ou mon père m'avait giflé pour avoir trop bu à une soirée, j'étais tellement en colère que je m'étais sauvée de la maison. Je trouvais mon père con et frustré de la vie comme toute les adolescente. M'avoir battu pour deux malheureux verres. Pour moi, rien ne justifie la violence d'un père. De plus, pour moi une gifle représentait la chose la plus vexante que l'on puisse infligé, parce que c'est déroutant et qu'on ne trouve rien à répondre. Mais Alexandre m'avait retrouvé.
Ou encore la fois ou notre vielle chatte rousse Miss Cherry, qui appartenait à ma grand mère est morte de vieillesse. Même si j'avais dix-huit ans, j'étais inconsolable. Mais Alexandre avait su me réconforter, il avait su trouver les mots. Nous l'avions enterré ensemble dans le jardin le soir même afin que nos parents n'en sachent rien car ils auraient trouvé quelque chose à y redire (ils auraient pensés que nous faisions parti d'une secte ou que sais-je encore). Et il m'avait emmener quelques mois plus tard à la SPA ou nous avions adopté deux petits chats frère et sœur. J'avais garder la sœur : Miss Lemon (elle vivait toujours chez moi) et lui Mister Apple.
Et il y a la fois ou il avait vraiment prit son rôle de grand frère à cœur... Comme le veut l'archétype. Je m'étais bêtement faite accoster par un connard en boîte qui ne m'avait pas lâché de toute la soirée et Alex, après avoir vidé son verre d'un trait, a lancer une de ses phrases bateau, du style : « Et toi là, touche pas à ma p'tite sœur ! »
J'avais fahit me faire dessus lorsqu'il s'était retourné vers moi et s'était exclamer : « C'est vraiment MOI qui ait dit ça ?! »
Nous avions chopé le même virus : le journalisme. Mais lui était plus dans l'extrême. Il était reporter pour un guide de voyage et de ce fait était assez souvent absent.
Il me manquait parfois mais, c'était le prix à payer. Il était heureux, même si la solitude était parfois pesante. Je me rappelle comment ma mère avait réagit : « Tu es majeur tu fais ce que tu veux mon grand. Être payé à se prélasser c'est vrai que ce doit être plaisant. ». Quel idiote. J'avais honte d'avoir des parents aussi blasés de tout, aussi sarcastiques, étroits d'esprits et égoïstes. Alors que mon père travaillait dans la même société d'imprimerie à faire un boulot sans intérêt à mes yeux mais qui rapportait gros, et que ma mère était l'assistante du dit PDG de cette société.
Depuis que nous sommes petits il à toujours été le plus parfait (parfois insupportable) des frères que chaque petite sœur rêve d'avoir. Il me protégeait et quand j'ai été suffisamment grande je le protégeais aussi, du moins un temps soit peu. Puisque nos parents ne nous voyaient pas : nous nous sommes serrés les coudes, et depuis leurs séparation ce lien que nous avons tissés toutes ces années est devenu encore plus fort. Je ne sais pas si j'aurais pu avoir une enfance un temps soit peu heureuse si j'avais été fille unique. Pas avec des parents comme les miens en tout cas.
C'est peut être saugrenu, mais je pense que dans certains cas, notre famille (et dans mon cas mes parents), ne peut pas nous comprendre et nous aider. La famille ne représente pas le groupe vers lequel se réfugier inéluctablement. Pour moi, on peut tout autant, voir être plus heureux avec son propre groupe, sa propre famille : celle que l'on s'est choisit. Une famille qui nous ressemble vraiment et avec qui on peut tout partager.
Parfois la nature se trompe, et les relations naturelles ne se forment pas avec les personnes qui sont sensées être nos entrailles et envers qui nous devons avoir la gratitude la plus sincère.
Parfois les esprits se détraquent et deviennent tordus. On ne sait alors plus ce qu'est la norme en matière de relation.
Parfois nous n'entrons pas dans le stéréotype, la différence est présente partout. Elle peu prendre des formes atroces mais sans parler de violence, avec mes propres parents, ça n'a jamais été l'amour fou. Je crois que c'est parce qu'ils étaient vraiment très peu démonstratifs. Et lorsqu'ils se sont séparés, nos relations ne se sont pas améliorées.
Pourtant j'ai eu de la chance. Mon frère et moi avons une relation normale à mes yeux : nous nous chamaillons continuellement, mais sans pour autant nous haïr, parce que nous nous adorons. Et avec chacun de mes amis, nous ne sommes pas que de simples amis. En plus d'être proches, voir très proches, nous avons une relation tout à fait particulière. Notre relation n'a pas de nom : elle est unique.
Ma bande d'amis, c'est tellement plus que des gens avec qui je traine en soirée...
Ce sont des gens merveilleux, forts, eux seuls on su m'aider lorsque je n'allais pas bien. Je ne crois pas que j'aurais la force de me relever s'ils mourraient, pour la simple et bonne raison qu'ils ne seraient plus là pour m'aider. Eux, ils sont ma vraie famille.
J'ai toujours eu l'impression d'être moins bien qu'eux, de trop m'appuyer sur eux. Ils ont tous vécu des choses horribles avant que je les connaissent, vous savez, de ces choses dont on pensent qu'elles n'arrivent qu'aux autres jusqu'au jour ou l'une d'entre elle s'abat sur vous comme un coup de poing qui vous rappel : « Et oui, la vie est injuste même pour toi ! ». Alors que moi je me plains d'un simple divorce, quand d'autre on connu la mort. C'est assez pathétique, je vous l'accorde.
Bien que je considère mes amis comme ma famille, eux ne sont pas tous comme moi,
Seb est resté proche de sa mère et de sa sœur, même s'il ne parle plus du tout à son père depuis qu'il à fait son coming out. Jules lui, est proches de ses parents, étant donné se qui est arrivé à leur famille. Katy est orpheline, mais aiment beaucoup ses tantes lesbiennes qui l'on élevées. Rob est comme moi, ses parents ne se sont jamais beaucoup occupés de lui, sauf que lui est fils unique. Ben est le joyaux de ses parents, un gentil petit fils à papa qui est terrorisé par ces derniers, il avoue lui même qu'il se sent plus à l'aise avec nous. Quant à Victor il considère sa belle mère comme sa mère il l'aime beaucoup, n'ayant jamais connu sa mère biologique et il possède deux demi-frère. Quand à Rose et Christa, je ne sais pas trop qu'elles sont leurs relations avec leurs familles. Mais il me semble que la famille de Christa vit essentiellement en Afrique du Sud.
Je sais comment je suis, mais pourtant j’essaye de changer et de réussir à contrôler mon esprit tordu et fragile. J'espère que je pourrais être une meilleure amie pour chacun d'entre eux. Maintenant que je vais mieux, pourquoi ne pas essayer d'être plus à l'écoute, de les aider un peu plus... C'est à ça que je dois servir.

Maintenant que je vous ais parler de ma famille pas-tout-à-fait-comme-les-autres pour ce qui est de ma vie sentimentale... Je suis plus, dans un cas (malheureusement) courant, car en effet :
J'aime un homme qui lui, aime que je lui sois dépendante . Ce qui est une situation assez fréquente.
Ma vie amoureuse ? C'est comme un tableau de Dali, on a beau vous expliquer, vous hochez la tête sans avoir tout saisit.
Bon, peut être est-ce une description étrange, mais c'est comme cela que je me voyais. Quand je vous disait que j'étais tordue...

A chaque fois, je me répète inlassablement :
« Non, mais c'est quoi ton problème ? Tu te rends compte, t'es aveugle ou quoi ? Cette fois-ci tu arrêtes, tu dis stop une bonne fois pour toute ! Un peu de dignité non d'un chien ! » Je pleurs, j' hurle, je laisse mon cœur se déchirer sans trop comprendre.
Mais dès que je le recroise, qu'il me regarde (ce qui arrive pratiquement tous les jours puisqu'il fait parti de la bande), je repart de plus belles et je me plonge dans de nouvelles chimères. Et mon esprit se met à divaguer.
Je suis une imbécile, mais au moins je le sais.
Je dois être masochiste, ou bien juste stupide. Ou encore, les deux à la fois.
Je dois sans doute posséder un cœur atteins d'Alzheimer. Je veux dire par là un cœur qui après avoir souffert ne garde pas de souvenirs du calvaire qu'il a enduré, ne se souvient que des bons souvenirs qui remontent souvent à loin. C'est dingue, je n'arrive pas à me raisonner. Je pense sans cesse à lui, à ses mains, ses pieds, ses épaules, ses yeux, sa bouche... Je repense systématiquement aux bons moments que j’ai passés avec lui, je me raccroche misérablement à eux comme ma concierge fait avec ses chats. J'ai toujours joué un peu trop dans le mélo.
Même à mon travail il devient impossible de me consacrer totalement à ce que je fais. Un boulot que j'adore. Je mourrais si je le perdais ! Mon travail je veux dire. La relation que j'entretenais avec Victor était pourtant aussi profonde qu'une piscine pour enfant, mais il y avait une chose démentielle : l'alchimie ! Lui et moi n'avons rien en commun et pourtant c'est magnétique entre nous. Je travaillais dans un café, aujourd'hui dans la rédaction d'un mensuel sur la culture et l'art et lui était (et demeure) prof dans une salle de gym ! J'aime la belle littérature, le cinéma, les séries américaines parfois douteuses lui aime le sport, les films d'action, et le sexe. C'est juste un mec quoi.
Tout à commencer à mes 16 ans... Je l'ai connu au lycée. Il était mon premier amour, mon premier tout. Au début c'était parfait, nous sortions, il était jaloux, il me disait que j'étais belle, il m'avait fait fumer. Bref, comme tout les débuts nous vivions une relation sans dilemmes dans la connerie de l'insouciance.
Puis nous avons finit par nous quitter, à cause de la distance qui nous séparait l’un de l’autre, lorsque nous sommes partis pour la fac. Je m'étais remise de cette rupture plus vite que je ne l'aurais cru. Et un jour, il s’est installé près de chez moi. Il avait beaucoup changé. Plus grand, plus fort, plus mature, plus beau que jamais. L'ado à sensation forte avait laissé place à un jeune homme pleins de promesses.
Paris eu l’effet d’un aphrodisiaque sur nous, et en un clin d'œil s'était repartis entre nous.
Quelques temps après de chaleureuse retrouvailles, nous nous sommes installés ensemble et nous nous sommes mit à vivre une relation... plutôt libre. Sans que je ne m'en soit rendue compte il couchait avec d'autres femmes. J'ai alors essayé de voir un autre homme moi aussi, simplement pour me « venger », mais je n'y arrivait pas. Je n'arrivais pas à concevoir que la situation était acceptable. Nous n'avions pas vraiment la même vision du couple. Ce n'étais définitivement pas mon truc. Je n'aie donc pas supporté cette sorte de « polygamie » très longtemps. Je croyais que j'avais un problème, que je n'étais même pas capable d'une chose si courante dans un couple : une concession.
Lorsque je me suis un jour retrouvée avec une MST collée ou je pense, je reçut une immense gifle, la plus grosse de toute ma vie. Katy, Seb, Ben, Rob, Jules, tous m'assuraient que je ne pouvais pas rester avec lui. Même Alexandre avait faillit se brouiller avec son meilleur ami. Aujourd'hui je l'ai quitté, il y a de ça six mois. Il continu de me faire des avances auxquelles je sens que je ne résisterais pas longtemps. Dès qu'il y a une soirée un peu arrosée, je cède à la tentation.
Je me suis installés à Paris il y a maintenant quatre ans.
Je me plais beaucoup dans cette grande ville, moi qui suis née à la campagne, ce changement radical ne m’avait fait que du bien.
Je connais Katy l'école primaires, Seb depuis le lycée, Ben, Rob, Jules et Victor depuis mon arrivée, mais Christa et Rose ne sont apparues dans nos vies que depuis quelques mois.
Je vis dans un petit studio du 11e Arrondissement, dans le quartier de la Roquette, situé dans l’immeuble en face de celui de Rose et Jules qui ont ressèment changé d’appartement et emménagé ensemble. J’ai un chat adorable et hypocrite, un grand lit rond, une petite vie bien tranquille. Un salaire raisonnable pour mon jeune âge et un loyer pas si cher pour Paris.
C’est le début de l’été et il commence déjà à faire une chaleur suffocante mêlée à la puanteur de la pollution. Je vais avoir 24 ans au mois d'août et mon âge me rend déjà mélancolique. J’en aie déjà marre de l’indépendance et des responsabilités. Le lycée et la fac me rendent nostalgique, c'était tellement plus facile. Alors que je viens d’entrer dans la vie active il y a seulement quelques mois. Une pitoyable crise à l'approche du palier des 25 ans.

Ce soir, je me rend chez Rose Delaporte une amie qui nous invite pour la pendaison de crémaillère de son nouvel appartement ou elle vient d'emménager avec son homme. Jules et elle, se connaissent depuis près d'un an maintenant et j'ai toujours beaucoup envié leur relation, ils semblent vraiment s'aimer, ne se dispute jamais. Tous les deux âgés de 25 ans sont le couple idéal et seront assurément les premiers qui passeront devant l'hôtel.

Jules Ropartz est un garçon formidable, c'est mon meilleur amis. Il est drôle, très grand (1m92) , intelligent et je le trouve beau avec des faux air à Robert Pattinson, ce qui le rend tout de suite captivant dés lors qu'on pause les yeux sur lui. Parler avec lui est une de mes activités favorites, parce qu'il aime le 7e art et la littérature tout comme moi. Nous arpentons souvent les théâtres et cinémas qui font la renommés du 11e ensemble. Il est barman dans un grand bar de nuit à la mode, mais il souhaiterait acheter son propre établissement un jour, ses cocktails sont à tomber ! C'est quelqu'un de vraiment très intéressant, je l'apprécie vraiment. Entre nous existe une belle amitié depuis que je le connais. Il a vécu une terrible épreuve qui à bien faillit venir a bout de lui. Pourtant il à sut rester le même. Je l'apprécie beaucoup.

Rose, Rose Delaporte à toujours vécu à Paris. Nous la connaissions depuis quelques années après l'avoir croisés de ci de là dans des soirées mais sans plus. Et puis un jour je l'ais présenté à Jules. On peu dire qu'ils se sont tout de suite plus. Elle vient enfin d'obtenir son diplôme d'État d'Infirmier après 3 ans à l'IFSI (Institut de Formation au Soins Infirmiers) dont elle n'a pa réussit le concours d'entrée du premier coup. Elle à désormais une place à l'Hopital Saint-Louis dans le 10e. C'est une fille qui respire la joie de vivre par tous les pores de sa peau, qui adore cuisine et nous dorloter. C'est en quelques sorte la Desperate Houswives du groupe.


Bref, j'arrive en avance pour aider à ranger et à préparer les cocktails (Jules étant partit travailler au bar il ne passerait qu’à la fin de son service du lundi, vers 22h).
Je sonnai à la porte. Rose m'ouvrit dans sa petite robe d'été couleur anis qui lui allait tellement bien que moi et mon short en jean semblions insipides en comparaison.
« Bonsoir ! » déclarais-je un faux sourire aux lèvres.
«  Ha salut Ana ! Merci d'être venue ton aide ne sera pas de trop ! » Me répondit-elle avec une intonation de soulagement.
«  Il y a déjà quelqu'un qui est arrivé ? Je pensais être très en avance...  » la questionnais-je avec une pointe d'étonnement.
«  Oui, il y a moi Ana ! » répondis une voix grave et familière.

J'aurais reconnus cette voix n’importe où : Victor Louage. Je savais qu'il serait là, mais je ne pensais pas qu'il viendrait donner un coup de main, car il était de nature plutôt fainéante. Mon ex-petit ami à qui je pensais continuellement depuis que je l'avais quitté il y a de ça six mois me souriait couteau en main. Je n'étais sortie avec personne d'autre depuis notre séparation. Pourtant j'avais bien eu quelques aventures pour tenter de l'oublier depuis, mais aucune ne s'étend concrétisée du fait que j'aimais encore ce dernier. Malgré le fait qu’il m’avait trompé à mainte et mainte reprise, je ne pouvais pas m'en défaire. C'était infernal !
Il était là, posté derrière le plan de travail en train de couper des citrons, les manches de sa chemise retroussées jusqu'à ses coudes bronzés, un ou deux boutons laissant apercevoir son torse soigneusement sculpté par des heures et des heures d'entrainement.
Ses cheveux châtains bouclés tombant légèrement dans ses petits yeux bleus. Il avait des origines grecque lui venant du côté de son père. J'avais envie de lui sauter dessus. Sans rire. Il posa sont couteau pour venir me dire bonsoir. Mon cœur explosa dans ma poitrine, lorsque qu'il se penchât pour m'embrasser la joue et qu'il mit la main sur mon épaule. Il aurait pu m'enfoncer son couteau droit dans l'estomac que je ne me serais pas sentis aussi mal-alaise ... J'avais envie de vomir tellement j'étais affolée par le contact de sa peau. J'étais complètement ailleurs. Je restais prostrée là avant de lui retourner sa bise à mon tour.
« Ça va ? » m'interrogea-t-il.
«  Oui, et toi ? » réussis-je à articuler.
« Très bien, je ne te l'ais pas encore dit mais Rose et moi venons de découvrir que nous sommes cousins, enfin cousin éloignés par alliance. »
« Ah oui ? C'est fou ce que … le monde est petit n'es-ce pas ? » déclarais-je en ayant l'air de m'intéresser à leur histoire.
« Oui, on a découvert ça il y a quelques jours quand nous sommes allez rendre visite à ma mère. Au faite vous deux c’est totalement terminé ? Vous n’êtes plus ensemble même après ce qu'il y a eu à la fête de Sam ? » poursuivis-t-elle.
Merde, touché.
« En effet nous ne sommes …  » répondis-je avant d'être interrompue
« Euh … Ana tu viens m'aider à mixer les fruits ? » dit-il afin de changer de sujet.
« Oui bien sûr ! » acquiesçais-je pleine d'un faux entrain.
Je posais mon sac dans l'entrée et m'installais aux côtés de Victor. J'entrepris de prendre un couteau. Mais Victor toucha ma main afin de l'arrêter dans son élan, le contact de sa peau me perturba à nouveau.
« Euh, non, presse les citrons que je viens de couper, plutôt … s’il te plait. » me conseilla-t-il.
« Ok. Pas de problème. » Dis-je tout en prenant le presse citron qui trainait sur le contoire.

Tout en tirant péniblement le jus des agrumes, j'observais rapidement le nouvel appartement de Rose que je découvrais et je remarquais qu'il était vraiment splendide. Dans la pièce principale ou nous nous trouvions, il y avait une grande baie vitrée qui amenait sur un petit balcon avec une rambarde en fer forgée les meubles étaient anciens et chaleureux, les tons clairs dominaient bref il était cent fois plus beau que mon sordide studio … Que je pouvais d'ailleurs apercevoir d'où je me trouvais. Ce qui me fis penser que je ne devrais pas manquer de tirer mes rideaux plus souvent désormais afin d'éviter ce nouveau vis-à-vis.

Alors que nous avions terminé de préparer la petite fête et que Rose nous montrait la décoration de la chambre quelqu'un sonna à la porte …
« Ha voilà le premier invité ! Ne bougez pas je reviens immédiatement ! » S’exclama Rose guillerette.
Oh non, voilà qu'elle me laissais seule avec LUI ! Non, non, non ! Je sentis la bavure à pleins nez !
« Alors quoi de neuf ? » enchaina Victor nonchalant
« Oh pas, pas grand-chose la routine quoi … » bredouillais-je
« Rien de nouveau côté boulot, famille, amour ? » me demanda-t-il
Je riais intérieurement en entendant ce dernier mot.
« Euh le boulot ça va, je continu toujours ma petite rubrique, la famille ? Mes parents sont toujours divorcés. »
Amour ? C'est le calme plat, je n’ai pas eu de relation sexuelle depuis 3 mois et 13 jours et toi ?
« Et amour euh et bien je, je vois quelqu'un en ce moment. Et toi ? » Réussis-je à mentir
« Je suis toujours prof de gym, ma famille … euh et bien j'attends le mariage de ma cousine Rose avec impatiente ! Et amour : je suis à nouveau sur les railles comme on dit. » Plaisanta-t-il
« Ok, et bah c'est bien. Tu crois vraiment qu'ils pourraient se marier bientôt ? » dis-je sottement
Il plongea ses yeux dans les miens, cherchant quelques choses. La tension qui régnait entre nous était électrisante. Il savait que je mentais et que je ne voyais personne.
Il mit sa main sur mon épaule et s'avança d'un pas … J’eus des papillons dans le bas du ventre :
« Ana, tu sais, je ... » commença-t-il à murmurer
Attention, qu'allait-il encore me sortir ...
« Anastasia ! » hurla quelqu'un depuis l'entrée
« Je crois qu'on devrait y aller. » lanças-je en sortant de la pièce

Je m'évadais suivis par Victor qui semblait un tantinet dessus. C'était Katy ! Une fois de plus elle me sauvait la vie in extremis même si elle ne l'avait pas fait exprès cette fois-ci.
Katy Fleury est la fille la plus géniale que je connaisse. Sans rire, elle est tellement gentille, attentionnée et aussi incroyablement amusante. Elle a toujours été là dans les moments difficiles, elle a toujours su me conseiller sans me juger. J'ai partagé ma chambre avec elle du lycée jusqu'à la fin de nos études à la fac. Jusqu'à ce que je m'installe avec … Victor. J'aurais mieux fait de continuer à vivre avec elle. Elle est journaliste elle aussi pour un magazine féminin. Elle était tellement belle dans sa jupe taille haute avec un débardeur en soie parme. Ses magnifiques cheveux bruns tombant en cascade sur ses épaules. Elle est célibataire comme moi depuis peu. Elle le vit très bien, mieux que moi en tout cas.
« Bonsoir. Alors Ana, tu es déjà là ? Avec … Victor ? » Pesta-t-elle
Katy n’avais jamais vraiment apprécié Victor et leur relation ne s’était pas arranger après que lui et moi soyons séparés. Loin de là.
« Oui bonsoir Katy ! » déclara-t-il avant de lui faire une bise
« Je t’offre un verre Katy ? » proposa Rose
« Oui volontiers mais avant pourrais-tu m'indiquer la salle de bain s'il te plait ? »
« Oui, c'est la pièce au fond du couloir. » dis-elle joyeusement
« Merci, euh Ana tu m'accompagne ? » (ce fut plus une obligation qu'une question)
Elle me tira par le bras et je manquais de tomber et de briser la lampe de Rose, qui s'empressa de faire une tête épouvantée. Katy semblait pressée.
Ouvrant la porte dans un mouvement abrupte elle la referma à clé derrière nous aussi sec qu'elle l'avait ouverte. Elle s'installa devant la glace et moi sur le couvercle des toilettes. Elle prit son bâton de khôl et s'en tartina la muqueuse inférieure de l'œil.
« Ana … avec Victor j'espère que ... » soupira-t-elle
« Je sais, se que tu penses et je vais te rassurer en te disant qu'entre moi et Victor il ne s’est rien passé. C'est toujours au point mort » la coupai-je
Tout en me regardant indirectement dans le miroir elle me demanda :
« Alors pourquoi vous étiez seule dans la chambre de Rose ? Et pourquoi tu dis ça avec désespoir ? »
« Nous sommes restés moins de cinq minutes seules ! Et il voulait me dire quelque chose mais il n’a pas réussi à m'en parler et je ne veux pas savoir ce qu’il avait à me dire. Je lui ai même mentis en lui disant que j'avais quelqu'un dans ma vie pour qu'il garde ces distances. Et je ne parlais pas avec désespoir, je disais juste la vérité et j'aime pas être célibataire. Mais je préfère ça que d'être avec Victor. » La dernière phrase était totalement fausse.
« Je suis fière de toi Ana ! » me dit-elle en souriant
« Et toi dis-moi ? As-tu un nouveau prétendant ? » la questionnais-je à mon tour
« Non pas en ce moment ... » songea-t-elle.
Je voyais qu'elle me mentait, qu'elle me cachait quelques choses.
« Ou là … Qu'est-ce que tu me cache toi ? » devinais-je
Elle hésita durant quelques dizaines de secondes... puis craqua
« Ana tu te souviens de l'anniversaire de Sam il y a 6 jours ? »
« Oui, celui où nous étions complètement bourrés et ou j’étais à deux doigts de coucher avec Victor ? » soufflais-je
(Je songeais que c'était surement la raison pour laquelle Rose m'avais demandé si moi et Victor c'était « bel et bien terminé ».)
« Oui, précisément … Et bien j’ai … j’ai couché avec quelqu'un moi. » murmura-t-elle honteuse
«  Nan ! Ou ? Qui et comment s’était !? » Hurlais-je
Elle se retourna pour me regarder droit dans les yeux cette fois-ci :
« Justement c’est tout le problème, je ne sais plus qui s’était ! C’est un grand trou noir ! Je crois me souvenir qu’il s’agissait d’un garçon qui fait partit de notre bande car je me rappelle m’être étonnée de coucher avec lui, on était dans un endroit exigüe et très sombre. Je me souviens de tous, absolument tout... Mais son visage ainsi que sa voix ou de quelconque autre chose qui identifierai la personne se sont comme : évaporés ! Il ne me restait plus qu'un emballage de capote et ma gueule de bois le lendemain matin. Et un post-it avec écrit dessus : Incroyable. Il ne manquait plus que quelques billets laissés sur ma table de nuit pour compléter le table ! »
Je mis ma main sur ma bouche afin d’étouffer un rire nerveux.
« C’est pas marrant Ana ! » Me dit-elle en riant aussi
Retrouvant mon sérieux je lui répondis :
« Qui crois-tu que ça peut-être ? Oui car il y a déjà quelques cas à supprimer … »
« Ça ne peut pas être Jules ni Victor … «  Énonça-t-elle
« Oui, donc il reste : Ben, Rob ou … Seb. » poursuivis-je
« Sebastien ! » protesta-t-elle en riant
« On ne sait jamais ! Bref essaye de discuter avec eux ce soir quand ils passeront. Et puis si tu veux vraiment t'en souvenir la mémoire te reviendras … Franchement, ya qu'à toi que des tuiles pareilles arrivent ! »
« Décidément, je vous remercie de votre soutien Anastasia Merlin ! »
Je ris et nous sortîmes de la salle de bain, pour rejoindre le salon ou étaient Victor et Rose. Tous les deux assis dans le magnifique canapé d’angle de Rose et Jules. Décidément tout était vraiment parfait dans cet appartement. Je regardais Victor … Nos regards se croisèrent. Il faut que j’arrête de le regarder il pourrait se faire de fausses idées, enfin même si elle ne s'avèreraient pas si fausses que ça, je dois arrêter. Tiens je vais aller prendre l’air sur le balcon et admirer la vue…
« Euh bon moi je vais sur le balcon les gens, admirer un peu la superbe vue sur mon appartement … » sifflais-je
« Ok … tiens prend un cocktail pour la route » me dis Rose
« Merci » répondis-je
« Hey, je peux venir squatter avec toi pour fumer une clope ? » demanda Victor
Oh non ! Je commence à en avoir marre ! Comment est-ce que Katy veut que j'arrive à le fuir s’il me suit partout … J’aimerais lui répondre ça : « Bon sang arrête de me torturer ! Tu sais que je suis accro, alors laisse moi décrocher ! Par pitié il en va de ma santé mentale ! »
Mais a lieu de ça... J’ai dit ça :
« Si tu veux. »
Sur le balcon l’air était plus respirable malgré la pollution de la capitale. La nuit était calme et douce rythmée par la circulation nerveuse. Ce mois de Juillet s’annonçait chaud. Il n’y avait que la nuit ou la température était tenable. Les lumières de la ville me faisaient toujours pensées à des millions de bougies s’allumant et s’éteignant sans cesse, comme les âmes. Le ciel était dégagé, il allait faire beau demain … Chouette Dimanche en perspective. Alors que j’allais m’accouder à la rambarde verre en main, mon téléphone vibra. Un message de Katy :
« Tu sais ce qu’on dit : « Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis » Fait gaffe ma belle !
Ps : Ne le laisse pas T'EMBRASSER ! »
« Un problème ? » m’interrogea Victor par dessus mon épaule
« Non, non tout va bien. » rétorquais-je en planquant mon téléphone
Il prit son paquet de Marlboro et son briquet Bic. Il me tendit une cigarette … Je secouais la tête avant de lui dire :
« Non merci j’ai arrêté. »
« Ah oui, c'est vrai. » acquiesça-t-il
Bah oui pauvre pomme, notre rupture m'aura au moins permis d'arrêter ça !
Il vint près de moi et colla son coude au miens sur la rambarde en fer du balcon.
J'eus un frisson. Il s’en aperçut :
« T’as froid ? »
« Ça va …C’est juste... la rambarde en fer, qui est un peu froide. »
Il y eu un silence qui dura quelques longues secondes. Puis j’allai m’asseoir sur le rebord de la porte-fenêtre. Victor me suivit après une taffe. Je bus une gorgée de mon cocktail. La vodka était mal dosée, il y en avait beaucoup trop. Ce n'était certainement pas Jules qui l'avait fait...
« Tu aime ton cocktail ? »
« Délicieux... Pourquoi ? » mentis-je
« C'est moi qui les aient fait ceux là, merci ! » sourit-il de toutes ses dents fières de lui comme s'il avait changé ma vie
« Tu sais tout à l’heure j’ai voulus te dire un truc … » continua-t-il en enlevant son sourire de bien-heureux
« Quand ? »
«  Ben, juste avant que Katy débarque. »
«  Ah oui ? » dis-je d'un air aussi désinvolte que possible
« Oui … » Il hésita puis reprit :
« A la fête de Sam, j’ai trouvé que c’était génial ce qui s’est passé entre nous… »
Oh non, ne pas le laisser m'embrasser, ne pas le laisser m'embrasser, ne pas le laisser m'embrasser … Enfaite rectification, ne pas l'embrasser, ne pas l'embrasser, ne pas l'embrasser !!!
« Je vois pas de quoi tu parles. » mentis-je derechef
Il se rapprocha de moi et déplaça une de mes mèches blondes derrière mon épaule.
Je me sentais à la fois si bien et si … mal.
« Tu vois toujours pas de quoi je parle, dis ? »
Il prit ma mâchoire entre son pouce et son index, je sentais venir la catastrophe mais je ne pouvais pas lutter, c'était plus fort que tout.
Soudain on sonna à la porte. Je terminai mon verre d'un coup sans réfléchir et je me relevai. Je ne sais pas si j’étais frustrée ou soulagée à ce moment mais je réussis à dire :
«  Je crois qu’il faut qu’on y aille … »
Et je le laissais en plan, là tout seul sur le balcon. Waouh ! Extraordinaire, je ne suis peut-être pas si faible que ça après tout ! Ou alors l'alcool m'a donné le courage dont j'avais besoin. Enfin aussi... si Ben et Rob n’étais pas arrivés pile à ce moment-là …
Bref je revenais dans le salon éclairé et disait bonjour à mes deux copains.

Ben, ou Bernard Auger est un homme, un vrai, comme on en voit dans les films. Il travaille dans la finance dans le quartier des affaires de Paris. C’est le doyen de notre groupe il est âgée de 28 ans. C’est un homme vraiment gentil, c’est aussi le seul à être propriétaire de son appartement, c’est donc le plus riche de nous tous. Un peu ennuyeux parfois j'admets (il faut dire qu'avec le boulot qu'il fait, ça ne doit pas être l'éclate tous les jours), mais aussi quelques fois très drôle. C'est le seul à vraiment garder toujours les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Il à reçut une éducation très stricte par des parents soucieux des bonnes manières et du protocole. C'est Katy qui la rencontrer au mariage d'un de ses amie. Elle nous a raconter qu'il l'avait empêcher de se tirer une balle lorsqu'elle s'est pommé en rase campagne pour rentrer à Paris et que sa voiture est tombée en panne. Et c'est ainsi qu'elle à découvert que Bernard était un parisien pur souche démarrant tout juste dans la vie active. Même s'il à cinq ans de plus que nous, il n'a jamais réussit à s'entendre avec les gens de son âge qu'il fréquentait. Il nous confia que nous étions « les gens les moins pompeux et les plus vrai » qu'il ait jamais rencontré. Avec nous il n'y avait pas d'histoire d'intérêt. Ben : c’est celui qui en cas de pépin sera toujours là autant pour nous sortir du pétrin que pour nous écouter nous lamenter sur nos problèmes. Quelque part c'est notre Prince William à nous.

Ensuite le second, Rob, ou Robert Weiss travail en tant qu'apprenti dans la boutique de ses parents. Ses parents on ouvert une chaine de boutiques spécialisées dans les plantes d'appartements. Entre lui et ses derniers sa n'a jamais été ça... Il n'aimait pas beaucoup l'école, mais ses parents ont toujours voulut qu'il fasse une grande carrière en tant qu'avocat ou bien médecin. Sauf que lui, qui à toujours eu la tête dans le terreaux et la main verte, ne souhaite qu'une seule chose : ouvrir sa propre boutique, afin de montrer à ses parents qu'il est capable de se débrouiller sans avoir fait d'étude. Un pari osé mais pas tant que ça, car Rob si connait vraiment. Ce garçon est très sympa, c’est un super ami à Jules, ils s'entendent comme larrons en foire. Il est très touchant et sensible avec ces grosses lunettes noires derrière lesquelles se cache un cœur d’artichauts. Tout le monde sait qu'il est fou amoureux de Christa. Je me souvient encore le jour ou il l'a vu, ses yeux ont faillis sortir de leurs orbites. Il a chuchoter à l'oreille de moi et Jules : « Dites, vous la voyez aussi, je suis pas en train d' halluciner ? ». Il est âgé d'un an de moins que moi mais n'en paraît rien. C'est le genre de garçon maladroit, modeste et réservé. Il est assez touchant je dois dire.


Bref je venais de recevoir un nouveau texto de Katy quand Rose avait donné un verre et faisait visiter l’appartement aux garçons.
Nouveau message de Katy :
« RDV dans la cuisine !!! »
Je soupirais Katy étais lourde à me fliquer sans arrêt! Y avait-il un risque que je couche avec Victor sur le balcon en l’espace de quelques minutes !?
Katy m’attendais derrière le contoir de la cuisine …
« Alors ? Raconte ! » S’exclama-t-elle
« Bah rien il à essayer de m’embrasser, enfin je crois. »
« Oh non ! »
« Mais j’ai résisté. » dis-je pour la rassurée
« Ouai, disons plutôt que tu as été sauvée par le gong ! »
« Je sais mais c’est déjà bien ! Et puis même si les garçons n’étaient pas arrivés à ce moment-là j’aurais surement résisté. » Mentis-je
Katy poussa un soupir … Et moi aussi en constatant le nombre de fois ou j'avais mentis au cours de la soirée.
« Et toi va plutôt parler à Ben et à Rob histoire d’en savoir plus sur ta nuit torride ! » dis-je en riant
« Ah ah ! Je suis morte de rire… mais ta raison sur le fond je vais aller leur parler. » admit-elle
Alors que je comptais prendre un second cocktail la sonnette retenti à nouveau.
« Je m’en occupe Rose ! » criai-je en allant ouvrir
Cette fois-ci il s’agissait de Seb et Christa …
« Bonsoir vous deux ! » fanfaronnais-je
« Salut ma grande ! » lança Seb en me tapant les fesses
« Salut Ana. » lança à son tour Christa.

Seb, ou Sébastien Clair et moi, nous sommes connu en seconde. Il débarquait de Paris dans notre petite bourgade campagnarde après un déménagement. Tandis que les gens le jugeait parce qu'il était différent, Katy et moi avions décider de réagir différemment. Et il c'est avérer que sous ses petites manies et parfois son snobisme, il était super. Je me rappel qu'à 16 ans Seb n'étais pas gai. Ou du moins, il s'ignorait toujours. Il est sortit avec pas mal de filles en seconde et puis il s'est rendu compte, lors de sa première fois, qu'il y avait un truc qui ne collait pas. Katy et moi l'avons aidé autant que possible à faire son coming out avec ses parents. Mais depuis ce jour Sébastien n'a plus reparlé à son père. Ce dernier la même viré de son testament. Son fils ainé qu'il chérissait tant n'était pas comme il aurait voulut qu'il soit... Il n'a jamais pu accepté ça. Voilà bientôt 6 ans qu'ils sont brouillés. Mais malgré toute cette histoire sa mère et sa petite sœur l'adorent. Seb leurs rend visite lorsque son père n'est pas là. C'est est un jeune homme de 24 ans travaillant comme vendeur dans une boutique de prêt à porter Chanel. C’est un garçon attachant et plein de vie, il est très drôle et il sait mettre de l’ambiance dans toutes nos soirées. C’est un amis de longue date que j'aime comme Katy.

Christa Pépin quand à elle son histoire est digne d'un conte de fée des temps moderne. C'est un mannequin d'origine éthiopienne pour prêt à porter qui commence à avoir du succès et à se faire un nom dans le monde de la mode, même au près de la haute couture et des grandes marques. Prédestinée à devenir graphiste elle s’est faite repérer dans la rue. Rose et elles sont inséparables comme Katy, Seb et moi. C’est la cadette du groupe du haut de ses 1m78 et de ses 21 ans. Ah et euh Rob est amoureux d’elle depuis … Depuis qu’il l’a vu, enfin ça vous le savez déjà. Et tout le monde est au courant sauf elle. Elle est un peu superficielle mais elle s’améliore avec le temps. Elle à quelques chose qui la rend spéciale. Malgré le faite que je la connaisse peu, nous l'aimons bien, le courant est tout de suite passé entre elle et nous.

« Désolé pour le retard c’est ma faute j’avais dit que je passais prendre Christa et puis il y avait un peuple au magasin aujourd’hui... et bien sur la patronne à voulut que je fasse la fermeture ! C’est sadique de me demander ça en période de soldes, par cette canicule ! Je suis exténué ! Je vous jure j’en ai ma claque de cette vielle peau fripée en mal de sexe ! Bon maintenant que j'ai finis de me plaindre, quoi de neuf ?  » Bavarda Seb
Nous éclatâmes de rire. Que serait Seb sans se frasques un peu crus...
« … La ponctualité et toi ça fait deux de toute façon Seb ! De toute manière Jules ne vient pas avant 22h, donc vous serez pas les pires !  Je vous offre un cocktail ? » demanda Rose toujours aussi enjouée par son rôle d'hôte
« Pas de refus souffla Christa avec la journée de dingue que j’ai eu au studio ! Je suis tombé sur un abrutit de photographe. »
Tout en me levant je prenais mon téléphone et envoyais un message à Katy :
Nouveau Message à Katy :
« Alors ??? Des news au sujet de ta liaison fatale ? »
Je versais des jus de divers fruits et alcools dans des verres à pieds en suivant les recettes du livre de cocktail que Jules avait créé, un livre avec différentes, photos et dessins disposés en un pêle-mêle coloré. Soudain mon portable vibra dans ma poche.
Nouveau Message de Katy :
« Aucune piste ! Mais je viens de me souvenir que Rob est accro à un mannequin d'1m78 ! »
Nouveau Message à Katy :
« Oui mais Christa était pas là, elle était à New York. »
Nouveau Message de Katy :
« Super, on avance ! On va revenir dans le salon. Je te renvois un message si j’ai du nouveau. xo »
C'est plutôt étrange de se parler ainsi par message, alors que seulement quelques murs nous séparaient, mais Katy et moi avions cette habitude stupide depuis l'école. Précisément depuis l'année ou nous avions été dans une classe différente. Et depuis, impossible de faire autrement, notre communication était ainsi faite. C'était devenu un réflex.

Plus tard vers 22h10 …
Jules arriva, embrassa Rose et salua tout le petit monde. Il semblait avoir couru pour attraper son métro. Il était légèrement en sueur, il me sourit de manière brève en essuyant son front.
Notre joyeuse bande était au complet, me disais-je
La soirée se déroula comme ceci : nous bavardâmes des petits traquas de la vie nous rîmes, rien de bien trépidant, je suis d'accord, mais ça fait quand même du bien de se retrouver. Ben essaya de nous expliquer inlassablement en quoi consistait son travail (c'est à ce moment que nous avons décidé de partir il me semble). Victor ne m’a pas trop approché durant le reste de la soirée. Sans doute était-il vexé par le fait que j'avais pris mes jambes à mon coup tout à l’heure. Enfin tant mieux ! Peut-être qu'il me laissera quelques instants de répit. Il était coriace ces derniers temps... peut être parce qu'il a envie que je retourne avec lui maintenant qu'il pense que je ne suis pas libre, ou bien... il est simplement en manque (ça c'est plus plausible).
Seb nous raconta la venue de Michèle Laroque à qui il avait conseillé une jupe longue et un débardeur en soie plutôt qu'un robe. Et au final elle l'avait écouté.
Jules nous fit goûté un de ses nouveaux cocktails qu’il servait au bar : le Guanza un mélange de fruits jaunes et de vodka, quant à moi j’exposais mon nouveau projet pour mon article du mois prochain qui allait me donner de la lecture en perspective.
Jules semblait étrange ce soir… Ils n'avait pas l'air captivé par la soirée. Il n'avait pas la même envie qu'a l'accoutumée, de nous faire goûter une de ses nouvelles créations.
Puis vers 1h du matin nous commençâmes enfin à partir.
Katy et moi décidâmes de rester un peu pour aider à ranger l’appartement.
C’est donc vers 1h30 que Katy et moi priment finalement congé…
Avant de partir Jules vint me parler…
« Merci encore de nous avoir aidé à ranger ! » dit Jules tout haut
« De rien c'était super, grâce à Rose, elle s'est donné du mal ! On à passé une bonne soirée. La prochaine fois on fera ça chez moi. Juré ! »
« Ok, mais fait gaffe à ce que tu dis, c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd ! » s’exclama-t-il
Je lui souris en levant les mains en signe de promesse.
Il poursuivit plus bas :
« Au fait, ça te dirais qu’on aille prendre un café dans la semaine si tu peux et surtout si tu veux ? »
« Pas de souci c’est quand tu veux. Enfin quand tu dis que tu veux parler … j’espère que c’est rien de grave ? » Lui demandais-je avec inquiétude
« Juste envie de discuter, ne t’inquiète pas …»
« Tant mieux ! Tu m’appelle ? »
« Oui. »

Après avoir récupérée nos affaires Katy et moi souhaitâmes une bonne nuit à Rose et à Jules. Comme il faisait un peu frisquet nous avions les bras entrelacés comme des vielles dames. Après le premier patté de maison qui nous séparait de l'appartement de Katy, des cons nous on sifflé et on marmonné des saloperies sur nous...
« Putain ! On peu dire qu'ils ont vraiment rien à faire de leurs vies ceux là ! » grommelais-je
Katy avait les yeux brillants et ne trouvait pas d'insultes à dire sur les mecs qui nous avait abordé. Je l'interrogeais du regard.
« J'ai revu Jack l'autre jour. » lacha Katy
Je fis un bon et me mis à la fixer en me dévissant le coup tout en manquant de me prendre une poubelle parce que je ne regardais plus ou je mettais les pieds.
Jack était l'ex grand amour de sa vie, un homme avec qui elle s'était fiancée, le seul qui avait vraiment compté parmi toutes ses innombrables conquêtes. Elle l'avait rencontré au début de ses études. Il était le fils du patron d'une grande maison d'édition, et travaillait pour son père. Il lui avait fait passer un entretient, et l'avait retenu en tant que stagiaire et aussi en tant que petite amie. Elle venait d'avoir 20 ans et luis 27. Après 7 mois de relation avec des hauts et des bas (une majorité de hauts tout de même), il lui avait proposée de l'épouser. Et puis un jour, après une terrible dispute, concernant leurs fréquentations respectives et leurs mode de vie, il a quitter Katy du jour au lendemain, en lui disant qu'elle était peut être la femme de sa vie, mais avec 5 ans de retard.
« … et cette pourriture viens d'avoir son deuxième enfant. » termina-t-elle après un long monologue
Katy n'était pas le genre de femmes qui désirait se caser et avoir une vie comme la société l'entendait. Elle était du genre à vivre l'instant présent avec une certaine prudence mais aussi sans trop se poser de questions.
« Tu te rend compte... sa femme a 25 ans. Je me dis que s'il m'avait dit que j'étais la femme de sa putain de vie quelque soit mon d'âge, j'aurais une putain alliance, deux marmots et je serais une putain de Desperate Houswives. C'est dingue de voir la vie que l'on n'aura jamais défiler devant soi. » dit-elle en crachant une bouffée de fumée
Katy était une fumeuse vulgaire uniquement lorsqu'elle se sentait triste. Je lui piquais une taffe au passage.
« Oui moi aussi j'y pense parfois. On n'est plus vraiment sur de nos choix, on se demande quels sont nos rêves et est-ce qu'il valent bien le coup. »
Tout en éteignant son mégots avant de le jeter à la poubelle, elle se releva et dit :
« Aller, nous voilà partit pour une nuit de migraine ! Bonne nuit ma chérie »
Elle me fit une bise et nous repartîmes chacune chez nous non sans amertume.

Lorsque j’arrivais à la maison je n'arrivais pas à dormir. J'allais chercher mon dernier paquet à moitié entamé de cigarette à la mente qui se trouvait sous mon lit. Mon chat lui affalé sur ma couette, ronflait comme une tronçonneuse et me laissait envieuse, parce que j'étais crevée. Mais au lieu d'essayer de me coucher, je partis sur le transat de mon balcon et je repensais encore et toujours à Victor, je repensais à ces instants : lorsqu’il m’avait dit bonjour, quand je l’avais aidé à préparer les cocktails, dans la chambre et … sur le balcon, j'essayais de reconnecter quelques choses qui m'avait peut être échappées. Les mots qu’il avait employés de sa voie si grave et si belle …
« A la fête de Sam j’ai trouvé que c’était bien ce qui s’est passé entre nous … »
Voulait-il recommencer à zéro ?
Voulait-il seulement coucher avec moi étant donné qu’il n’avait pas pu à la fête de Sam ?
Voulait-il m’utiliser pour rentre jalouse une de ses pouffiasses ?
Tant de questions futiles fusèrent dans mon esprit … Je faisais une surchauffe cérébrale pour des conneries.

A quoi aurait ressembler ma vie, si j'avais accepté notre situation d'adultère consentit ?
Juste avant de m’endormir je divaguais sur le « rendez-vous » que m’avais donné Jules, enfin son « invitation à boire un café », disons …
Pourquoi il ressentait le besoin de discuter avec moi, maintenant ?
Je me mis à rêver… ou plutôt à cauchemarder … de Victor.

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